Le Mythe :

Les communications numériques sont plus respectueuses de l’environnement que la communication sur papier.

La Réalité :

Pas nécessairement, l’e-communication a aussi des impacts environnementaux.

Two Sides E-waste

L’e-communication a aussi des impacts environnementaux

« Objectif zéro papier », « Pensez à l’environnement » et « Sauvez les arbres », autant de messages répandus par de nombreuses organisations et entreprises, qui encouragent leurs clients à passer au tout numérique. Mais ces messages sont-ils appuyés sur des faits ?

Ce genre de messages donne l’impression que la communication électronique est plus écologique que la communication sur papier.

En vérité, il est particulièrement difficile de faire une telle déclaration sans tenir compte de la durée de vie totale de ces différents supports.

Le papier est un produit unique de par son caractère renouvelable et durable. La principale matière première, le bois, est cultivée et récoltée sur la base de contrôles qui assurent sa durabilité. À tel point que que les forêts européennes, c’est-à-dire la source principale des fibres du papier, ont grandi en 10 ans de l’équivalent de la taille de la Suisse (données issues du document d’information de la FAO sur la croissance des forêts, 2015)

En réalité, nous ne pouvons plus ignorer les impacts environnementaux du monde de plus en plus numérique dans lequel nous vivons. Les TIC (technologies de l’information et de la communication) comptent pour environ 2% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, à égalité avec les émissions mondiales du secteur de l’aviation. (Source : GeSI SMARTer 2020, "Le rôle des TIC dans un avenir durable", 2015).

Les entreprises, comme les individus, ont de plus en plus recours au « cloud ». C’est-à-dire à des méga-centres de données qui stockent ce que nous faisons en ligne, nos recherches sur internet, nos messages sur les réseaux sociaux et nos déclarations en ligne.

« Si le cloud était un État, il se classerait 6ème au monde en terme de demande annuelle en électricité, avec une demande qui devrait augmenter de 63% d’ici à 2020. »
Greenpeace, 2014

Les consommateurs doivent pouvoir être informés des impacts environnementaux du secteur de la communication, que celle-ci soit électronique ou sur papier.

Two Sides conseille aux entreprises d’être transparentes sur l’empreinte carbone de l’ensemble de leurs services.

Chaque année, l’industrie électronique – l’une des plus importantes et en plus forte croissance au niveau mondial - génère jusqu’à 41 millions de tonnes de déchets électroniques issus de produits tels que les ordinateurs et les smartphones. (Source : Programme des Nations Unies pour l’Environnement - PNUE, 2015)

Quelques données publiées par l'ADEME (mai 2017)

« Qu'est-ce qui se cache derrière le numérique, devenu indispensable et évident à l'usage, mais dont le fonctionnement reste souvent obscur ? Ce qui est certain, c’est qu'il n’a rien d’immatériel ! Et que ses impacts environnementaux sont bien réels ! »

  • On compte actuellement 45 milliards de serveurs dans le monde,
  • 2 milliards de smartphones
  • 8,4 milliards d’objets connectés appelés à être vendus dans le monde en 2017, soit 31 % de plus qu’en 2016. Prévision 2020 : 50 milliards d’objets connectés
  • La fabrication d’un ordinateur : 240 kg de combustibles fossiles, 22 kg de produits chimiques, 1,5 t d’eau
  • 15 000 km : c'est la distance moyenne parcourue par une donnée numérique (mail, téléchargement, vidéo, requête web…)
  • En 1 heure, 1,6 milliard de mails échangés dans le monde. Et l’ADEME de préciser… « hors spam ».

Sources : le Guide "La face cachée du numérique", diffusé par l'ADEME (mai 2017)

Stop au greenwashing
En Novembre 2015, une campagne menée par Two Sides a mis en évidence que 240 des plus grandes sociétés mondiales utilisaient des allégations environnementales infondées dans leur communication marketing.
A l'échelle de l'Europe, 70% de ces entreprises ont depuis modifié ou supprimé ces messages trompeurs, grâce à l’intervention de Two Sides.

Il est important de signaler que toutes ces allégations ne sont bien sûr pas faites intentionnellement pour tromper les consommateurs. Très souvent, elles tiennent à de fausses idées, répétées, sur ce que sont le papier et l’imprimé.

Il revient donc à Two Sides - et à chacun d'entre nous ! - de faire oeuvre de pédagogie sur cette question, tant auprès des consommateurs que des entreprises.